Six pieds sous terre (2005)


Le projet de Six pieds sous terre trouve ses racines en 2003, lors de la sortie du « Prince Bleu d'Arthélius ». Le duo avec Majandra sera réarrangé à la Danny Elfman (le compositeur attitré de Tim Burton). Ce sera là le point de départ d'un album très conceptuel, entièrement acoustique dont le "Le Prince Bleu" aurait dû être le premier extrait. Finalement, ce projet sera légèrement retardé au profit d'Unutma en mai 2004.
L'album sortira en fait un an et demi plus tard en digipack avec 13 titres dans un premier temps. Un album que certains diront d'une très grande noirceur, mais "plein de lumière" selon la chanteuse, Six pieds sous terre n'est funeste qu'en apparence car résolument tourné vers le monde des vivants. La douleur se précise dans « Dégage » et glace les veines, l’aide ne viendra pas de là haut car « dans le ciel, il n’y a rien », les tambours inquiétants de « L’hymne à la mort » concluent l’album. Les couleurs marron cuivrés de la pochette rappellent aussi la mort, la terre fraîche d’un enterrement, la fin d’une époque.
RoBERT n'a jamais caché sa très grande admiration pour Marie Laforêt. Elle songeait depuis longtemps à reprendre l'un de ses titres. C'est finalement "Prière pour aller au Paradis", datant de 1973, que la chanteuse reprendra (le choix s'était porté un premier temps sur "Viens, viens"). On retrouve également dans cet album "Ta traînée", titre écrit trois ans plus tôt pour la chanteuse Dany.En juin 2005, un ami commun met en contact RoBERT et le réalisateur Gabriel Aghion (Le Libertin, Pédale Douce, Belle Maman). De la rencontre naît un clip tourné en octobre 2005 à Paris, inspiré du clip "Tostaki" de Noir Désir et qui passera beaucoup sur M6.Un clip très sombre, pour la première fois tourné en 35mm.
Vincent Malléa donnera à l'album ce visuel si particulier, argileux, marqué à la craie, dans sa série "En terre". La sortie de l'album sera suivie du premier Olympia de RoBERT.

L’album connaîtra une renaissance en 2007 avec un nouveau distributeur. La pochette change de couleur pour un violet sombre toujours en adéquation avec l’univers proposé, 14 instrumentaux et 2 inédits sont ajoutés : « Eléonore » écrit par Mathieu Saladin (première et dernière fois que Mathieu mets des mots sur une chanson de RoBERT) et la reprise de « Cold Song » de Klaus Nomi/Henry Purcell, rebaptisée « Cold Earth ». Un deuxième clip sera tourné par Sylvain Gatelais pour l’exploitation de la chanson « Histoire de Loup » en duo avec Sacha Bourdo, un clip qui met en évidence la complicité et la sensualité des deux artistes.




1. "Personne" (Robert) 3:17
2. "Aphone" (Robert / Mathieu Saladin) 4:46
3. "Hija de puta" (Robert / Mathieu Saladin) 4:01
4. "Prière pour aller au paradis" (Françoise They / d'après Cimarosa) 3:50
5. "Histoire de loup" (en duo avec Sacha Bourdo) (Robert / Mathieu Saladin) 3:10
6. "Dégage" (Robert / Mathieu Saladin) 4:01
7. "Ta femme ton drapeau" (Robert / Mathieu Saladin) 2:37
8. "Le chant de la Loreleï" (Jean Roulet / Mathieu Saladin) 2:24
9. "Ta traînée" (Robert / Mathieu Saladin) 4:13
10. "Six pieds sous terre" (Robert / Mathieu Saladin) 3:31
11. "Partir au bord des larmes" (Robert / Mathieu Saladin) 4:09
12. "L'hymne à la mort" (Robert / Mathieu Saladin) 3:11
13. "Eléonore" (Mathieu Saladin) 4:23
14. "Cold earth" (Robert - Sylvain Gatelais / Henry Purcell) 3:29
15. "Rien" (Robert) 5:15 remix de "Personne"
16. "Chuchoter" (Robert / Mathieu Saladin) 4:37 remix d'"Histoire de loup"